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TP1 - Langage de commande Shell d’UNIX

Cette première partie est un entraînement aux manipulations élémentaires du shell et des fichiers Unix. Vous devez simplement effectuer le travail demandé et poser toutes les questions que vous jugerez utiles. L’objectif est que vous soyez capable de refaire seul(e) les manipulations décrites.

  • Déterminez le système installé par la commande : uname -a
  • Affichez la distribution utilisée : cat /etc/issue ou lsb_release -a
  • Aide pour une commande : nomdelacommande --help
  • Manuel d’une commande : testez la commande man pour obtenir de l’aide sur la commande man.
  • Copiez le répertoire /media/commun/shell dans votre répertoire de travail par défaut (home directory) par la commande suivante (attention le point représente le répertoire courant) :

    • « En local »

      Terminal window
      cp -r /media/commun/shell .
    • OU «en remote» (sur vos machines perso ou à la maison).

      Terminal window
      scp -pr loginlinux@miashs-dc.u-ga.fr:/media/commun/shell .

      loginlinux doit être remplacer par VOTRE login

  • Placez-vous dans le répertoire shell et inspectez son contenu.

  • Les fichiers du répertoire noms sont vides, utilisez la commande ls -l pour le vérifier.

  • Placez-vous dans le répertoire noms (commande cd).

  • Pour les questions suivantes seule la commande ls et les caractères jokers doivent être utilisés.

    • Affichez tous les fichiers dont le nom se termine par .c
    • Affichez le nom de tous les fichiers dont le nom commence par un ‘a’ ou un ‘g’. Faites-le une fois avec les [], puis sans.
    • Affichez le nom de tous les fichiers dont le nom commence par un ‘a’ et termine par 1
    • Affichez le nom de tous les fichiers dont le nom contient exactement 3 caractères.
  • Sans changer de répertoire, trouvez au moins deux méthodes pour afficher le contenu de votre répertoire de travail par défaut (home directory). Affichez tous les fichiers y compris les fichiers cachés du répertoire de travail.

  • Remontez au répertoire shell.

Vous êtes dans le répertoire shell.

  • Affichez le contenu du fichier bravo.c par la commande cat bravo.c

  • Compilez puis lancez l’exécution du programme C contenu dans le fichier bravo.c; pour compiler utilisez la commande cc bravo.c

    Cette commande crée un fichier exécutable de nom a.out

La commande a.out lance l’exécution du programme objet ; l’exécution échoue, car . (le répertoire courant) n’est pas présent dans la variable $PATH ; pour le vérifier affichez la variable PATH : echo $PATH

Il faut donc lancer l’exécution du programme objet par ./a.out

  • Recommencez mais en utilisant l’option -o qui permet de redéfinir le nom du fichier contenant l’exécutable du programme (que vous appellerez bravo).

    cc bravo.c -o bravo produit un fichier exécutable de nom bravo

    ./bravo lance l’exécution du programme objet (du répertoire courant)

  • De la même manière, compilez le programme boucle.c dans le fichier boucle et lancez son exécution. Pour l’arrêter, appuyez simultanément sur les touches Ctrl et C du clavier.

Vous êtes toujours dans le répertoire shell et vous avez créé un fichier exécutable de nom bravo.

  • Lancez l’exécution de bravo en redirigeant sa sortie standard dans un fichier nommé out.
  • Recommencez mais en AJOUTANT la sortie de bravo à out (>> au lieu de >).
  • Tapez ls titi en redirigeant la sortie erreur de ls sur un fichier err.
  • Tapez ls titi * avec erreurs redirigées. Recommencez mais cette fois en redirigeant la sortie standard. Observez la différence : il s’agit de comprendre qu’un processus Unix a bien deux sorties : une pour les sorties normales et une pour les messages d’erreur.

La commande cat envoie le contenu des fichiers passés en paramètre sur sa sortie standard. Si aucun fichier n’est passé en paramètre, c’est le contenu de son entrée standard qui est envoyé sur la sortie.

Vous êtes toujours dans le répertoire shell.

  • Utilisez cat pour faire afficher à l’écran le contenu des fichiers m1 et m2 en une seule commande.
  • Utilisez cat pour créer une copie du fichier m1 baptisée m1bis.
  • Utilisez cat pour créer un fichier toto contenant un texte que vous taperez au clavier (terminer le texte par Ctrl-D qui est la marque de fin de fichier sur Unix).
  • Revenez à votre répertoire de travail par défaut (HOME directory), il existe au moins 3 syntaxes différentes de la commande cd pour faire cela.
  • Faites afficher votre environnement avec la commande env, puis avec la commande set. Observez les différences. La variable PS1 est-elle une variable publique ?
  • Le prompt (caractères avant le curseur dans un terminal) est défini par la variable de l’environnement PS1. Modifiez cette variable. (valable uniquement dans le terminal en cours)
  • Ajoutez à la fin de votre fichier .bashrc la commande echo -e "\nBonjour\n". Ouvrez une nouvelle fenêtre Terminal, vous devez voir s’afficher Bonjour.
  • Utilisez un éditeur (graphique) de texte pour écrire vos scripts. Je vous conseille d’utiliser vscode.
  • Une fois ouvert vscode, ouvrez un

Si vous ne pouvez pas lancer d’applications graphiques, vous pouvez utiliser l’éditeur de texte nano

  • Sans changer de répertoire (vous êtes dans votre répertoire de travail par défaut), supprimez tous les fichiers du répertoire shell/noms.
  • Supprimez le répertoire shell/noms.

Dans cette seconde partie, nous allons créer un certain nombre de scripts shell (il s’agit de fichiers texte contenant des commandes du shell). La plupart pourront vous être utiles par la suite, nous commençons donc par organiser l’environnement de travail de façon à pouvoir classer les scripts et les utiliser comme de nouvelles commandes du système.

Création d’un répertoire pour ranger vos scripts

Section titled “Création d’un répertoire pour ranger vos scripts”

Avec la commande mkdir, créez un répertoire bin dans votre répertoire de travail par défaut (peut-être existe-t-il déjà ?). Positionnez-vous dans bin et créez à l’aide d’un éditeur de texte de votre choix (vim, gedit, etc, mais surtout pas LibreOffice) un fichier essai contenant un script shell qui affiche ses deux premiers paramètres sur 2 lignes séparées.

Exemple :

Terminal window
essai un deux

doit afficher :

Terminal window
param 1 : un
param 2 : deux

Rendez-ce fichier exécutable (chmod +x essai) et lancez-le (essai un deux).

Il faut maintenant ajouter le répertoire bin que vous venez de créer dans la liste des répertoires où le système va chercher les commandes (PATH), et ce de manière permanente.

Pour ce faire :

  • éditez votre fichier .bashrc et modifiez-le si nécessaire ;
  • ouvrez une nouvelle fenêtre terminal ;
  • lancer essai dans cette fenêtre pour vérifier que ça fonctionne.

Pourquoi cela ne marche-t-il pas dans l’ancienne fenêtre ?

Vous disposez maintenant d’un répertoire pour ranger vos commandes personnelles, répertoire qui vous est accessible quel que soit votre répertoire de travail.

Substitutions, vous avez dit substitutions ?

Section titled “Substitutions, vous avez dit substitutions ?”

Essayez la commande essai *. Expliquez ce qui se passe.

Essayez la commande date.

Essayez la commande essai $(date). Expliquez ce qui se passe.

La commande who affiche la liste des utilisateurs connectés (1 par ligne). La commande wc compte les lignes, les mots et les caractères contenus dans les fichiers passés en paramètres ou sur son entrée standard si aucun fichier n’est passé.

Essayez who. Réessayez who en redirigeant sa sortie sur l’entrée de wc (avec un tube).

En utilisant who en conjonction avec wc (faire man wc pour déterminer la bonne option), créer dans votre répertoire bin une commande hmu qui affiche :

Terminal window
hmu
Il y a XX utilisateurs connectés.

XX est bien sûr le nombre d’utilisateurs effectivement connectés.

Comme vous êtes seuls connectés sur le poste de travail, cette commande présente peu d’intérêt.

Connectez-vous au serveur miashs-dc avec la commande (modifier votrelogin par votre login) :

Terminal window
ssh votrelogin@miashs-dc.u-ga.fr

puis votre mot de passe (attention, rien ne s’affiche lorsque vous entrez votre mot de passe) et re-testez who et votre commande hmu.

Tapez exit pour sortir de la connexion ssh.

Unix est parfois un peu violent et ne donne pas droit à l’erreur. Ainsi, un fichier détruit par la commande rm ne peut pas être récupéré. Pour éviter ça, on va écrire une commande del qui envoie les fichiers passés en paramètres dans un répertoire (baptisé poubelle) de votre répertoire de travail par défaut (HOME directory). On utilisera del pour effacer des fichiers, ainsi en cas de fausse manœuvre, on pourra récupérer les fichiers dans le répertoire poubelle. De temps à autre, on ira vider la poubelle avec la commande rm.

Revenez au répertoire de travail par défaut et créez le répertoire poubelle.

Créez un fichier del dans votre répertoire bin. Ce fichier devra contenir un script permettant de déplacer (commande mv) tous les fichiers passés en paramètres dans le répertoire poubelle.

Vous prendrez garde à ce que ce script fonctionne bien quel que soit le répertoire de travail au moment de l’appel.

Rendez le fichier del exécutable et testez-le, en commençant par des fichiers bidons, créés pour l’occasion (on peut créer un fichier vide avec la commande touch : touch toto titi créera les fichiers toto et titi).

Pendant une session de travail sous Unix, on effectue souvent un cycle édition-compilation-exécution et on est donc amené à taper successivement des commandes du type :

Terminal window
gedit tp.c &

gedit est un editeur de text, cela peut être autre chose comme nano, vim, etc

puis de manière répétitive :

Terminal window
cc tp.c -o tp
tp

Comme il y a (parfois) des erreurs de compilation, on redirige la sortie des erreurs du compilateur sur un fichier qu’on peut ensuite consulter avec more ou less.

On se propose ici d’automatiser quelque peu ce processus répétitif.

Créez (toujours dans votre répertoire bin), un fichier comp qui compile un programme C en redirigeant la sortie erreur dans un fichier comp.log. Rendez ce fichier exécutable et testez-le (par exemple sur le programme bravo.c récupéré dans la première partie).

Modifiez le fichier comp :

  • pour qu’il produise un programme exécutable de même nom que le paramètre (on devra supposer que ce paramètre ne contient pas l’extension .c).
  • pour qu’il teste le résultat de la commande cc et soit lance l’exécution (en cas de succès), soit affiche comp.log en utilisant la commande less. Ainsi, l’appel comp bravo doit compiler le fichier bravo.c et le lancer si la compilation réussit ou bien produire un fichier comp.log et l’afficher si la compilation échoue.

Lancez la commande comp de l’exercice précédent en arrière-plan (avec le &) puis immédiatement la commande ps (qui affiche la liste de vos processus actifs).

Lancez ensuite la commande ps -ef pour avoir la liste de tous les processus actifs du système.

Pour voir le début de la liste, créez un tube de ps -ef sur more:

Terminal window
ps –ef | more

Quel est le numéro (PID) du processus init ou systemd ?

Créez une nouvelle fenêtre avec la commande :

Terminal window
xterm -T nouveau &

le & permet de garder la main dans le terminal d’origine

Tapez la commande ps -fU $LOGNAME pour avoir la liste de tous vos processus en format long.

Notez le numéro (PID) du processus xterm que vous venez de créer. Quel est le numéro de son père (PPID) ? Ce processus a-t-il d’autres fils ?

Avec la commande kill, tuez (arrêtez) le processus xterm (nouveau) :

Terminal window
kill -KILL <PIDduProcessus>

Que se passe-t-il ?

Ecrire un script shell (à ranger dans $HOME/bin) qui à la fin de chacun des fichiers dont le nom est passé en paramètre (supposés être des sources C, C++ ou Java) ajoute la ligne :

/* ------- Fin de <NomDuFichier> ------- */